Edgar, fidèle au poste au Pentathlon des neiges

27 mars 2019

Par Edgar

Catégorie : Articles

Marie-Eve Castonguay

« … faut pas que j’me vire une cheville faut pas que j’me vire une cheville faut pas que j’me vire une cheville… »

À cette heure-ci, la neige ne m’aveugle plus autant (c’est la journée la plus ensoleillée qu’on a eue depuis belle lurette; plus tôt, il m’aurait fallu des lunettes fumées), je ne crains plus de me tromper de bord (oui, ça pourrait arriver, bon!) : je fonce, avec joie. Trois beaux kilomètres dans les patates pilées. Je ne sais pas à quelle vitesse je cours, mais je dépasse des gens. Tout va bien.

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Ça fait combien d’années qu’Edgar participe au Pentathlon des neiges? Cinq? Six? Pour plusieurs Edgarien·ne·s, ça revient à dire « des temps immémoriaux ».

Cette année, pour la 15e édition de l’événement, Edgar présentait deux équipes au Défi courte distance Boréale1 : les Pattes molles (féminine) et les Pattes Tates2 (mixte).

Agencer les équipes est un petit défi en soi : on s’improvise moins facilement skieur que raquetteur, mettons. Et comme nous comptions cette année deux skieuses, Emilia Radziszewski et Joannie Guimond-Villeneuve – dont les skis millésimés ont fait jaser les plaines au complet3 –, on a cette fois offert à Mathieu Foltz la course à pied.

Joannie G.-V. et ses skis millésimés
Joannie G.-V. et ses skis millésimés

Certaines d’entre nous participent pour la toute première fois, d’autres sont là depuis le début. Qu’importe. En tant qu’Edgarien·ne·s, on mord dans la neige par goût – et non, ici, par obligation – de la performance. On le répète souvent, la magie du Pentathlon des neiges, c’est que le coureur du dimanche peut fouler le même parcours que l’athlète professionnelle; pentathleux·se ou pentathlète, on a autant de fun.

L’habit ne fait pas le moine4... mais la boue sur le dossard et dans le visage permet d’identifier la cycliste au premier coup d’œil. Encore cette année, Aurélie Burelle pouvait fièrement brandir les traces de sa victoire sur la côte Gilmour.

Outre l’épreuve elle-même, le défi, c’est la logistique et la gestion de l’équipement. (Voir à ce sujet les conseils de Pier-Etienne.)

S’il s’agissait de se rendre à l’événement avec le kit approprié, de faire son épreuve et de retourner au chaud sitôt après, ce serait une chose. (Pas exactement possible quand on arrive tout droit de Gatineau comme notre patineuse Émilie Fougères, disons.) Ici, on se tient des heures durant sur les plaines, exposé aux éléments. La météo a beau se montrer clémente, rester un long moment sans bouger (si ce n’est sautiller d’énervement en tapant dans ses mains), ça gruge. Pense donc à ton gros habit de neige, tes bottes et tes mitaines : tu ne veux pas geler avant ton épreuve, et tu ne veux pas rester dans ta sueur refroidie après non plus.

Cristelle Gauthier, athlète chevronnée
Cristelle Gauthier, athlète chevronnée

Athlète chevronnée, Cristelle Gauthier avait bien sûr tout prévu pour le vélo et la raquette, première et dernière épreuves du parcours. Elle et Julie Locas, de vraies fusées, ont franchi la ligne d’arrivée à quelques minutes d’intervalle, rouge aux joues et sourire aux lèvres, en compagnie de leurs « Pattes » respectives.

Qui d’autre a dû s’habiller chaudement? Nos indéfectibles cheerleaders, Sophie Martineau et Mélisande Lareau Dussault. Toujours de la partie, elles connaissent les points stratégiques pour encourager les collègues : une discipline à part entière!


1 Le samedi après-midi, juste après les épreuves solo et tandem. Oui, juste après. Le temps d’aller ranger son barda de pentathlète solo, Pier-Etienne Coulombe rejoignait l’équipe mixte en tant que patineur.

2 « Pâtes tates? » « Patatas? » L’animateur a un peu trébuché sur le nom.

3 Trimballer des skis : excellent truc pour se tailler une place dans le métro, nous dit Joannie.

4 Un grand attrait de l’événement réside dans les costumes et accessoires de certaines des équipes. Coup de cœur : les super-énergiques Nana-nas, vêtues en ananas et accompagnées de leur mascotte ananas aux lunettes fumées, qui ont remporté le trophée de la convivialité. Mentionnons aussi les licornes, tortues, mascottes, tutus… Edgar ne s’est pas encore costumé, mais on y songe.