Excellence et Hakuna Matata : une discussion avec Alexandra Brousseau

10 août 2020

Par Edgar

Catégorie : Entrevues

Alexandra Brousseau, traductrice, réviseure, chef d'équipe, et plus encore

Alexandra, on te connaît comme une traductrice et réviseure redoutable – dans le bon sens du terme, évidemment. Y a-t-il eu des moments, que ce soit au début de ta carrière chez Edgar, en 2011, ou dans d’autres contextes, où tu as senti que tu devais redoubler d’efforts pour qu’on reconnaisse tes qualités professionnelles?

Précision : redoutable, mais ô combien attachante. 😉 Après avoir réfléchi à la question, je dois dire que je ne trouve aucun moment de ce genre. Ce serait quasiment le contraire, en fait : j’étais chez Edgar depuis quelques mois seulement – et encore aux études! – que je commençais déjà à faire de la révision et à m’occuper de certains clients. Il a donc fallu que j’apprenne à développer ma propre confiance en mes capacités professionnelles à travers celle que les autres me témoignaient.

C’est donc un cercle vertueux : tu excelles, on te confie des responsabilités, tu prends confiance en toi, on te confie de nouveaux projets… J’imagine que tu fais fleurir les talents de tes équipières et équipiers de la même façon?

C’est vrai que mon approche de mentorat s’inspire fortement de mon parcours, et que cette idée de confiance en soi y occupe une grande place : j’essaie d’amener mes collègues à prendre conscience du talent qu’ils ont déjà, à lever les doutes qu’ils pourraient avoir en leurs capacités. Et bien souvent, le reste suit tout naturellement! C’est presque de la magie. 😊

Tu es une personne qui soigne le moindre détail, mais comme chacun le sait (et comme 2020 nous le prouve violemment), il n’y a aucun moyen de faire en sorte que nos plans de vie se réalisent exactement comme on le veut. Comment gères-tu les imprévus (personnels ou) professionnels?

La gestion des imprévus, c’est une aptitude que j’ai développée tout récemment, à vrai dire! Avec la naissance rapprochée de mes deux enfants, je n’ai pas eu d’autre choix que de faire une place aux imprévus – au quotidien à part de ça! –, d’adopter une attitude davantage de laisser-aller. Avant, tout était réglé au quart de tour, et j’avais du mal à accueillir ce qui dérogeait des plans établis. Maintenant, j’applique le plus possible la bonne vieille devise Hakuna Matata. 😉 Même que ce laisser-aller, il me sert aussi au travail – mais dans le bon sens, là! Une urgence? Je vais simplement faire de mon mieux dans les circonstances, sans trop m’en mettre sur les épaules. Un problème/obstacle/revers? Je vais tenter de voir ça comme une occasion de m’améliorer, plutôt que simplement comme un échec. Et disons que dans la situation actuelle (allô, COVID-19), où chaque jour est comme une boîte à surprise, je serais bien malheureuse si j’avais gardé mes anciennes habitudes!

Je vois un lien avec ta confiance en toi : si tu n’avais pas été en mesure de bien t’enraciner, que ce soit dans tes rôles personnels ou professionnels, les ouragans risqueraient de causer davantage de dommages. Je me trompe? Je pense aussi que ta capacité à t’adapter découle de ton talent pour l’organisation : bien préparée (et en se laissant une saine marge de manœuvre), on affronte mieux les petites comme les grandes tempêtes, non?
Aurais-tu trouvé l’Équilibre Sacré de la Vie, Ô Vénérable Collègue?

Trouvé l’équilibre en soi, pas tout à fait, mais trouvé la recette, oui, peut-être bien! Les ingrédients ne sont pas toujours faciles à réunir, et il y en a parfois un ou deux qui prennent le bord en chemin. Mais au moins, maintenant plus qu’avant, je pense savoir ce qu’il me faut pour y arriver.