Julie nage, pédale et court

8 octobre 2019

Par Edgar

Catégorie : Entrevues

Julie-la-coureuse-qui-fait-aussi-pas-mal-de-yoga, au Triathlon Esprit de Montréal
Julie-la-coureuse-qui-fait-aussi-pas-mal-de-yoga, au Triathlon Esprit de Montréal

Je t’ai toujours connue comme Julie-la-coureuse-qui-fait-aussi-pas-mal-de-yoga. Mais cette année, tu t’es donné un défi de plus. Peux-tu nous en parler un peu?

Cette année, j’ai commencé le triathlon! J’ai toujours aimé la natation et le vélo, alors c’était un peu la suite logique des choses pour moi. Il ne me restait plus qu’à intégrer ces deux disciplines à mon entraînement.

J’ai participé à deux événements cet été : le Triathlon de Laval en juillet (distance sprint) et le Triathlon Esprit de Montréal en septembre (distance olympique).

Peux-tu nous expliquer en quoi consiste un triathlon, au juste, et nous dire ce que signifient, dans le jargon des athlètes, les mots sprint et olympique?

Un triathlon, c’est nage + vélo + course. Un sprint, c’est en général 750 m de nage, 20 km de vélo et 5 km de course. Et un olympique, c’est généralement le double : 1,5 km de nage, 40 km de vélo et 10 km de course. Mais c’est variable : certains événements ajustent la distance selon la difficulté du parcours (p. ex. 8 km de course en sentier au lieu de 10 km de course sur route).

Comment t’es-tu préparée pour ces deux événements?

En natation, je partais de loin! J’avais beau avoir suivi des cours dans ma jeunesse, j’étais pas mal rouillée. Au début, j’avais du mal à faire deux longueurs (50 m) sans m’arrêter… J’étais bien loin du 1 500 m! Mais à force de nager chaque semaine, j’ai fini par y arriver. Cet hiver, je me suis inscrite à un cours de natation appelé « Préparation au triathlon » pour parfaire ma technique. J’ai alors commencé à nager deux fois par semaine. À l’été, j’ai ajouté l’eau libre à mon programme : deux séances dehors quand la météo le permettait. Sinon, une dehors et une en piscine. J’ai ajouté à ça une ou deux sorties de vélo par semaine, tout en continuant mon entraînement de course habituel. Le plus dur a été de trouver le temps de tout faire chaque semaine, mais une fois que c’était bien intégré à ma routine, ça s’est super bien passé!

Triathlon Esprit de Montréal
Triathlon Esprit de Montréal

Maintenant que les deux événements sont derrière toi, quel est le meilleur conseil que tu donnerais à un futur triathlète?

Deux choses :

1. Ne pas négliger la nage en eau libre! Même pour un bon nageur, il y a une grosse différence entre la piscine et un lac ou une rivière. Il faut apprendre à gérer le courant, les vagues et parfois même les algues! Sans compter l’eau trouble, qui ne facilite pas la tâche pour s’orienter et contourner les bouées qui délimitent le parcours. C’est comme demander à quelqu’un qui est capable de courir 5 km sur un tapis, dans un gym climatisé, d’aller monter le Mont-Royal quand il fait 30 °C dehors. Il faut y aller progressivement quand même.

2. Faire quelques entraînements « brick » avant l’événement, c’est-à-dire un entraînement combinant deux disciplines (nage + vélo ou vélo + course). Après la nage, le corps met un certain temps à se réhabituer à la terre ferme. Et courir sur des jambes fatiguées, ça demande aussi une adaptation.

Penses-tu faire un troisième triathlon?

Oui! Je commence à regarder le calendrier 2020 et j’aimerais refaire une distance olympique, mais peut-être sur un parcours plus difficile.

Des trois disciplines, en as-tu une préférée?

La course! Quoique j’ai appris à aimer les trois. Il y a de nombreux avantages à diversifier son entraînement : la canicule, c’est pas mal plus le fun dans un lac!

Julie au Triathlon de Laval
Julie au Triathlon de Laval

Enfin, aurais-tu une anecdote cocasse à nous raconter?

Cet été, au chalet de mes parents, j’ai profité d’une séance de nage pour nettoyer un peu le fond du lac. En fait, ma mère m’accompagnait en kayak*, et je me suis servi de son embarcation pour ramener une bouteille vide que j’avais repérée au fond de l’eau. À mon retour, mon père ne comprenait pas trop pourquoi je revenais de l’entraînement avec une bouteille de bière à la main... assez suspect!

* Je n’avais pas encore de bouée de nage en eau libre. Oui oui, ça existe! C’est pour pouvoir nager seul dans un lac, en toute sécurité.