La science à portée de clavier

19 mai 2021

Par Edgar

Catégorie : Articles

Laurence Vinet
et l’équipe scientifique

Edgar, ce n’est pas qu’une grande équipe, c’est aussi une multitude de petites équipes spécialisées dans toute sorte de domaines : finance, juridique, communication, administration, santé… Et tout récemment s’est greffée à cette liste l’équipe scientifique.

La traduction scientifique, ça mange quoi en hiver?

Au cours de la dernière année, on a tous pleinement saisi la portée de la science au quotidien : asymptomatique, écouvillon, prévalence, stratégie d’éradication… des mots réservés au domaine scientifique ont brusquement fait leur entrée dans notre vocabulaire courant1. La recherche visant à enrayer la pandémie a mis en lumière l’importance de chacun des rouages de la science. Et si on dit la science, il n’en reste pas moins que le domaine couvre large : l’équipe traduit parfois des textes pointus de chimie et de physique (avec des termes comme « nanoparticules diélectriques », qui peuvent faire peur de prime abord), mais touche également des sujets aussi variés que l’environnement, la santé, la normalisation, l’ingénierie, la biologie, les énergies renouvelables… Ainsi, malgré les désagréments causés par la pandémie, les traductrices de cette équipe sentent qu’elles traitent de points de bascule de l’actualité. Et ce n’est qu’un début, car avec la transition carboneutre qui se profile à l’horizon de 2050, ce ne sont pas les sujets intéressants à décortiquer qui manqueront!

Petit à petit, notre travail nous outille pour expliquer divers phénomènes à notre entourage. On va se le dire, c’est toujours assez gratifiant de pouvoir participer sans trop de difficulté à une discussion sur les hydrocarbures ou de décrire les particularités de certaines essences d’arbres lors d’une balade en forêt avec ses enfants. En cette ère où les fausses nouvelles abondent, être traducteur scientifique, c’est aussi apporter sa pierre à l’édifice d’une science basée sur des faits (ou des « données probantes », le débat reste ouvert!).

La traduction scientifique, juste des textes arides?

Si le souci du détail est inhérent à la traduction scientifique, il ne se manifeste toutefois pas au détriment de la production de traductions fluides et idiomatiques. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les textes scientifiques regorgent d’occasions de reformuler et de laisser briller sa créativité. Concrètement, chaque jour, l’équipe traduit des textes qui s’adressent à un public de chercheurs et de scientifiques, mais aussi à M. et Mme Tout-le-Monde. Elle doit en restituer le sens le plus fidèlement possible en utilisant la terminologie du domaine, qu’elle puise dans des ressources scientifiques vérifiées. Les projets ne sont pas homogènes : rapports scientifiques, normes, textes de vulgarisation, présentation en entreprise… Loin des équations incompréhensibles et des formules étranges, ces longs textes se veulent souvent accrocheurs! Eh oui, certaines phrases provenant de textes scientifiques parviennent elles aussi à se tailler une place parmi les fleurons d’Edgar. En voici un exemple :

It may be hard for them to stay optimistic in light of the problems caused by the infectious, life-threatening coronavirus (COVID-19) pandemic.


Les casse-têtes de la pandémie de COVID-19 causée par un coronavirus contagieux et mortel ont de quoi tempérer leur optimisme

Qui a dit que la science était dépourvue d’émotions?

Les traductrices scientifiques ont-elles toutes un bac en physique (ou, plus modestement, leurs maths 536)?

La réponse courte, c’est non. Il faut garder en tête que chez Edgar, la traduction, c’est un travail d’équipe : le binôme traducteur-réviseur a des connaissances complémentaires. De plus, il n’est pas rare que toute l’équipe cogite ensemble pour trouver la bonne traduction d’un terme. Si cette spécialisation peut sembler intimidante au traducteur néophyte, souvent plus intéressé par les subtilités de la langue française que par la résolution d’un problème d’algèbre, elle demeure néanmoins accessible. Ce qui fait la force de l’équipe scientifique, c’est non seulement sa créativité et sa rigueur, mais également la diversité du parcours universitaire de chacun de ses membres : physique, génie, orthophonie… mais aussi littérature et traduction tout court. Car avant tout, ce que ça prend pour faire partie de cette belle équipe (et pour être un bon traducteur), c’est une curiosité sans bornes doublée d’une logique rigoureuse.

Comment faire pour travailler dans cette superbe équipe? Est-ce qu’il y a encore de la place?

Bonne nouvelle : la traduction scientifique est en pleine effervescence chez Edgar et l’équipe sera amenée à s’agrandir dans les mois à venir. Alors si tu postules chez Edgar, pourquoi ne pas mentionner ton intérêt pour la traduction scientifique? À retenir : la spécialisation est un travail de longue haleine; l’essentiel est d’avoir un intérêt pour la science.


1 Le Bureau de la traduction a d’ailleurs publié un lexique sur la pandémie de COVID-19. Un coup d’œil rapide vous permettra de constater la quantité impressionnante de mots du lexique scientifique qui se sont intégrés à notre vocabulaire en une seule année.